Comment construire sans dénaturer le paysage et le lien social

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Comment construire sans dénaturer le paysage et le lien social

Le CAUE du Gard est intervenu à la demande de l’association Quissac Citoyen le 22 octobre 2014 lors de la soirée « Urbanisme » : quel développement souhaitons-nous pour Quissac ? Une question partagée par de nombreuses communes du département.

Quissac comptait 1 800 habitants il y a 20 ans. Aujourd’hui, la commune dépasse les 3 000. C’est le cas de beaucoup de villages de notre région. Quelles sont les conséquences de ce changement ? Tel était le thème de la soirée débat organisée par l’association Quissac Citoyen le 22 octobre dernier. Le CAUE du Gard sollicité pour apporter son expertise sur le sujet délicat du développement de l’urbanisme dans les petites communes en particulier a pu aborder les problématiques de la préservation des paysages mais également les relations parfois tendues entre les élus et les citoyens, et la nécessité d’instaurer le dialogue entre les parties.

Construire sans dénaturer

Myriam Raynaud-Bouhaddane, paysagiste a méthodiquement abordé la question des silhouettes villageoises : comment construire sans dénaturer le paysage ? Les explications étaient denses et ponctuées de nombreux exemples locaux à l’appui. La présentation de Pascale Parat-Bezard, socio-anthropologue a porté sur le thème de la périurbanisation en garrigue en lien avec les principes du développement durable. Que signifie ce concept pour les maires ? Quels moyens ont-ils pour les mettre en œuvre ?
Et les habitants ? Que font-ils à leur échelle ? Sont-ils sensibles aux enjeux à venir en matière d’urbanisme ? A l’intérêt de développer de nouvelles formes d’organisation dans une région soumise aux aléas climatiques, à la précarité des populations et à la rareté du logement ? Certainement oui si l’on en juge par l’intérêt, les remarques de l’assistance et les questions formulées au cours de cette soirée !
Preuve supplémentaire : lorsque Myriam et Pascale ont pris congé aux alentours de 21 heures après une petite collation, des tables avaient été préparées par Maud Giraud et Benoît Vericel, responsables de l’association pour inviter les participants à approfondir les discussions en petits groupes.

Un protocole pour favoriser le débat entre associations et élus

Responsable des demandes des associations au CAUE 30, Pascale précise : « Pour mieux faciliter le dialogue entre les associations qui nous sollicitent sur des thématiques parfois sensibles comme l’habitat et l’urbanisme, nous avons mis en place fin 2013 un protocole qui consiste à demander que la commune soit informée de leur demande et lorsque cela est possible, représentée lors de la rencontre publique ». A Quissac, Monsieur Sorolla, adjoint à l’urbanisme est venu et a pu entendre l’une des interventions. C’est une manière de faciliter la compréhension des difficultés rencontrées par les uns et les autres et renforcer le CAUE dans son rôle de « médiateur ».

Des outils pour dédramatiser

Sur ces questions urbaines, nous avons une base de travail intéressante dans laquelle nous puisons pour imaginer des outils. Nous avons pu la réaliser notamment grâce à des travaux de terrain menés avec l’Université de Nîmes et une collaboration avec le laboratoire de recherche Développement et Territoires de Montpellier III. Ce partenariat que nous menons depuis plusieurs années est tout à fait fructueux, les enquêtes sont certes plus empiriques que celles de l’Insee mais elles sont pensées “sur mesure” pour des réponses proches des préoccupations locales. Elles concernent aussi bien les territoire urbains, ruraux que périurbains et, du coup, les présentations sont vivantes, parlantes et, pour l’instant, engendrent des débats apaisés entre collectivités et associations. »

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